
Today, une couture faussement facile : une étole en voile de coton. Faussement, car les appliqués feuilles (chutes de jolis tissus dont je ne savais pas quoi faire), et bien sur du voile de coton c’est un peu la mort à faire ^^…
Mais la partie la plus intéressante de la fabrication de ce petit bout de tissu a été sa teinture… au thé !

Cela faisait un moment que je voulais essayer, et ce projet était l’occasion rêvée. Après avoir farfouillé sur le net et trouvé moultes tutoriels, j’ai réuni les informations suivantes :
- Le thé ne nécessite pas de fixateur pour teindre le coton et la laine
- La couleur obtenue varie en fonction de la variété de thé utilisé
- Vous pouvez utiliser des thés noirs qui, étant fermentés, agiront plus vite
J’ai donc sorti une marmite, des restes de thés anglais, une grosse poignée de gros sel (on ne sait jamais), fait bouillir le tout pendant plein de temps (au moins 1h) et ta-dam ! La teinte obtenue est un écru très subtil, dont la couleur change en fonction de la luminosité.

Ça donne envie de tester plein de variétés différentes pour voir quelles couleurs on obtient
, je pense recommencer bientôt !
PS : Pour donner cet effet froissé à un tissu qui, à l’origine, ne l’était pas, voici comment j’ai procédé : le tissu encore humide, je l’ai enroulé fortement sur lui-même, puis plié en deux et de nouveau enroulé, et laissé sécher comme ça.

Alors, qu’en pensez-vous ?
EDIT : Marie-Christine m’a donné dans les commentaires plein d’infos complémentaires et de clarifications (surtout qu’on ne trouve pas grand chose de sérieux sur le net…)
La poignée de gros sel n’a strictement aucun effet sauf à la rigueur bouffer un peu tes canalisations. Le thé n’a aucun besoin de fixatif; c’est un des arguments majeurs pour s’en servir. Le résultat est très respectablement résistant au lavage et à la lumière; contrairement à beaucoup d’autres teintures végétales (oignon, betterave etc).
La différence n’est pas entre les nationalités des marques de thé (la plupart viennent de Chine n’importe comment). Ce qui fait la différence c’est la fermentation du thé, plus il est noir plus ça marche vite (pas bien, vite). Inutile donc de sacrifier du bon thé, je me sers en général de Lipton et c’est parfait, je ne regrette rien :-), Comme si on allait le boire, on met plus ou moins de sachets selon la teinte désirée et la quantité d’eau.
L’eau n’a besoin d’être chaude que pour faire le thé, pas forcément pour la teinture elle-même. Il n’y a aucun avantage à laisser tremper; quand on a la teinte qu’on veut on rince et le processus est complet. Rappelle-toi pourtant que la teinte sèche est beaucoup plus claire que quand elle est mouillée, c’est la seule partie délicate à évaluer. Là les échantillons sont très utiles (je les sèche au sèche-cheveux). Et puis si tu veux une teinte uniforme c’est une bonne idée de laisser tremper son tissu pendant une journée entière, pour homogénéiser l’absorption.
Merci Marie-Christine !